mardi 29 décembre 2020

 

N'ayez pas peur de vous faire vacciner contre le CoronaVirus/Covid19, 
bien au contraire!
L'ARN messager pourra non seulement s'adapter aux mutations du virus, mais il pourra aussi aider à soigner la plupart des pathologies. 


Steve Pascolo, immunologiste français

Ce jeune et brillant docteur en immunologie a soutenu sa thèse à l'institut Pasteur.
Ensuite il a poursuivi sa carrière de chercheur en Allemagne, d'où proviennent les prototypes de vaccins selon la méthode de l'ARN messager.
Cofondateur de CureVac, l'un des trois labos biotechs spécialisés dand l'ARNm, il dirige aujourd'hui la plateforme "ARNm thérapeuthiques" à l'Université de Zurich. Il a toute liberté pour explorer les diverses applications, dont des vaccins anticancer avec BioNTech.

L'administration du vaccin à ARNm de Pfizer/BioNTech est un tournant historique et rapide. Les chercheurs le savent depuis 20 ans: en cas de pandémie, cette technologie doit permettre d'obtenir un vaccin dans des délais très courts: six semaines suffisent pour modifier le vaccin en cas de mutation du virus.

On peut parler d'une révolution totale par rapport aux vaccins de type classique. Et d'un formidable progrès pour l'humanité.

Trop longtemps, l'ARN est resté dans l'ombre de l'ADN. Au début des travaux de Steve Pascolo, dans les années 1998 à 2005, le désintérêt était total et les demandes de crédits à la recherche étaient rejetées.

Sans aller très loin ici dans les détails scientifiques/techniques: il faut un ADN contenant le gêne qui intéresse et une enzyme "ARN polymérase".
Celle-ci transcrit l'ADN en ARNm.
Au bout du processus (1mg d'ADN donne 1 gramme d'ARNm), on obtient de l'ARNm purifié qui est hébergé et transporté dans un liposome, c'est-à dire une bulle de graisse. C'est cette bulle de graisse qui nécessite la conservation à -80 degrés.
Un avantage du procédé: la fabrication de l'ARNm ne nécessite que 6 litres de milieux de culture pour produire 1 million de doses (au lieu de milliers de litres pour les vaccins classiques utilisant des virus inactivés ou atténués). 

Quant à d'éventuels effets secondaires: avec 30 microgrammes d'ARNm par dose, soit 10 000 fois moins qu'une aspirine, et après essais cliniques, il n'y a aucune crainte.

Demain, l'ARNm pourrait cibler toutes les maladies virales. Par exemple : le Zika. dont on connaît les ravages.
Le traitement du cancer pourrait être personnalisé: par la séquence du génôme on obtient un vaccin propre à chaque patient en moins de trois mois.

Le projet européen Merit, auquel participe Steve Pascolo, vise des thérapies géniques qui permettront notamment de faire régresser les tumeurs cancéreuses du sein.
Autres objectifs: la mucoviscidose, la dystrophie de Duchesnne, le remplacement des anticorps monoclonaux dans les maladies auto-immunes.
Sont aussi visées: la maladie d'Alzheimer, de Parkinson, l'arthrose, les pathologies cardiaques.

Le potentiel est infini. Un immense espoir prend désormais corps.

Merci à tous ces  chercheurs qui trouvent: 
Frédéric Martinon dès 1993, passé inaperçu, l'Américain Robert Conry, les Allemands, Hans-Georg Rammensee, Ingmar Hoerr, Florian von der Mülbe. Et bien sûr Steve Pascolo, leur confrère français.
Merci à eux tous d'avoir persévéré et tenu bon contre le scepticisme, voire parfois la déraison.

Et merci à la journaliste du JdD : Juliette Demey Saga, qui a interviewé Steve Pascolo et dont l'article paru le 27/12/2020 a inspiré ce modeste résumé dont l'objectif est de convaincre nos concitoyens du bien-fondé de la vaccination anti-Covid par l'ARN messager. 
 
 

 


 








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